Le secteur des transports est le secteur émetteur de gaz à effet de serre (GES) qui selon les nations unies, connait la croissance la plus rapide et devrait atteindre une part de 30% des émissions totales de GES à l’avenir.

Ces émissions de GES contribuent grandement au réchauffement climatique, à la destruction des écosystèmes et à la pollution de l’air.

Selon le ministère de la transition écologique, le secteur des transports en France est à l’origine de 38% des émissions du CO2.  Afin de réduire l’impact des transports sur l’environnement et opérer une transition vers une mobilité plus durable, le gouvernement s’engage dans le développement de la mobilité électrique qui présente de multiples avantages.

En effet, la voiture électrique est plus écologique car elle émet 2 à 6 fois moins de CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie contrairement à une voiture thermique. Elle est rechargeable à domicile ou au travail et 80% des composants des batteries lithium qui la compose sont déjà recyclables.

En termes d’économie, elle représente 2€ à 3 € pour 100 km parcourus contre 6€ à 8€ pour un véhicule thermique. La voiture électrique est moins bruyante puisqu’elle fait 56 décibels en ville soit l’équivalent du bruit d’un lave-vaisselle.

Le gouvernement a mis en œuvre plusieurs leviers pour atteindre le développement de la mobilité électrique notamment la loi d’orientation des mobilités qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris et du plan climat.

Cette loi a pour but de mettre fin d’ici 2040, à la vente de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles.

Pour les personnes morales, le code de l’environnement fixe une obligation de verdissement des flottes de véhicules par l’acquisition de véhicules à faibles émissions (VFE) :

Les entreprises privées, gérant un parc de plus de 100 véhicules automobiles dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 3,5 tonnes, ont l’obligation d’intégrer une part minimale croissante de véhicules à faibles émissions (VFE) dans les renouvellements annuels effectués. Depuis le 1er janvier 2022, au moins 10% des véhicules renouvelés annuellement doivent être des VFE.

Les pouvoirs adjudicateurs et entités adjudicatrices qui gèrent un parc de plus de 20 véhicules automobiles doivent, lorsqu’elles renouvellent leur parc automobile, acquérir une part de véhicules à faibles émissions (VFE) et de véhicules à très faibles émissions (VTFE).

L’ensemble de ces acteurs sont soumis à une obligation de report des données qui doivent être publiées sur le site du gouvernement et permettant d’assurer le suivi annuel des objectifs de verdissement.

Notons que l’une des conditions essentielles à l’essor de la mobilité électrique est la facilité d’utilisation par tous des infrastructures de recharge. Ainsi plus de 29 000 points de recharge ont été ouverts au public. L’objectif du gouvernement est d’installer 100 000 points de charge ouverts au public dès 2022 et 7 millions de points de charge publics et privés d’ici 2030. En outre, l’état octroi jusqu’à 11 000 € d’aides à l’achat d’un véhicule électrique.

A ce jour, il existe en France plusieurs start-up spécialisées dans la vente de voitures électriques et l’installation de bornes de recharge comme BEEV.CO, BATTERIES FOR PEOPLE, TRANSITION-ONE, PHOENIX MOBILITY, WATTPARK, GREENMOVE, CHARGEGURU.

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